Page 576 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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faire des tartes à la crème que votre
              fils ? - Je conviens, répon-
              dit-elle, qu’il y a peut-être des
              pâtissiers capables d’en faire
              d’aussi bonnes ; mais comme je les fais
              d’une manière toute sin-
              gulière, et que nul autre que mon fils
              n’a ce secret, il faut abso-
              lument que ce soit lui qui ait fait
              celle-ci. Réjouissons-nous,
              mon frère, ajouta-t-elle avec
              transport, nous avons enfin trouvé
              ce que nous cherchons et désirons
              depuis si longtemps. - Ma-
              dame, répliqua le vizir, modérez, je
              vous prie, votre impatience ;
              nous saurons bientôt ce que nous devons
              en penser. Il n’y a qu’à
              faire venir ici le pâtissier. Si c’est
              Bedreddin Hassan, vous le
              reconnaîtrez bien, ma fille et vous.
              Mais il faut que vous vous
              cachiez toutes deux, et que vous le
              voyiez sans qu’il vous voie,
              car je ne veux pas que notre
              reconnaissance se fasse à Damas.
              J’ai dessein de la prolonger jusqu’à ce
              que nous soyons de re-
              tour au Caire, où je me propose de vous
              donner un avertisse-
              ment très-agréable. »
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