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sous la forme d’une monarchie élective (le
monarque est élu et non désigné, de façon
héréditaire) incorporant le ralliement des
tribus berbères indépendantes, à l’exception
du royaume de Koukou, qui se ralliera plus
tard, après des offensives de part et d’autre.
L’apport du royaume de Kakou sera scellé en
1 560 quand le dey d’Alger épousa la fille du
roi berbère de Kabylie. Se joindra également
le sultanat de Touggourt, de la dynastie des
Beni Djellab, de Laghouat, de Ouargla et
Djanet dans le sud du Sahara algérien.
À la tête de l’État, on trouve un dey, qui est le
gouverneur de la Régence siégeant à Alger. Il
est désigné par un Diwan, une assemblée
composée de notables et de militaires
(janissaires et armée algérienne), qui joue un
rôle consultatif dans la gestion des affaires
du pays. Le Conseil des ministres est sous
l’autorité directe du Dey. Sous l’autorité du
Dey, des beys (gouverneurs de province) sont
désignés pour chacune des régions
Constantine, beylik de l’Est, Oran beylik de
l’ouest et Médéa, beylik de Titteri. Chaque
bey gouvernait sa province, répartie en
différents cantons à la tête desquels sont
désignés des caïds chargés d’assurer l’ordre
et la justice, de lever l’impôt sur ses
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dans tous les pays.

