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(*) Le général de Gaulle, à l’indépendance de
l’Algérie en 1962, avait dit une phrase qui ré-
sonne encore de nos jours « Il faut fermer la
boite à chagrin » disait-il. Le célèbre et cré-
dible historien Benjamin Stora, lui-même né
en Algérie, disait aussi « L’histoire de l’Algé-
rie, c’est un secret de famille », c’est dire que
ces deux célèbres personnalités avaient pres-
senti l’impact de cette histoire mémorielle.
L’objectif de cet ouvrage n’est pas de juger,
ni de condamner, ni de hiérarchiser les
souffrances. Il n’est pas non plus de réécrire
l’histoire au profit d’un camp contre un
autre. Il s’agit au contraire de revenir aux
faits, aux archives, aux paroles des acteurs
de l’époque, pour comprendre ce qui s’est
réellement passé au-delà des récits fami-
liaux, des discours politiques ou des mythes
qui se sont imposés avec le temps.
Car la colonisation de l’Algérie n’a pas seu-
lement été un évènement militaire ou admi-
nistratif. Elle a été un bouleversement pro-
fond, humain, social, culturel, identitaire.
Elle a façonné des destins, brisé des vies,
créé des fidélités, des rancœurs, des nostal-
gies et des haines parfois. Elle a laissé des
traces dans les familles pieds-noirs, des har-
kis comme dans les familles algériennes,
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dans tous les pays.

