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distance de 800 kilomètres, des lignes de
tramways dans les villes et un métro dans la
capitale Alger.
2) Les habitations :
Après la colonisation, les logements étaient
réservés quasi exclusivement aux Européens.
Les autochtones, appauvris, dépossédés et sé-
vèrement imposés, vivaient pour la plupart
dans des douars, sortes de villages d’habita-
tions en hutte (gourbis) dans les campagnes
ou dans la périphérie des villes et villages eu-
ropéens. Les plus chanceux d’entre eux habi-
taient dans des maisons généralement situées
dans les grandes villes, des maisons dites
arabes, un bloc de pièces individuelles, entou-
rés d’une cour, d’une entrée, d’une fontaine
et d’un cabinet de toilette à usage collectif.
À l’indépendance en 1962, les logements eu-
ropéens (bâtiments, villas et fermes) étaient
estimés à environ 220.000 logements (trois à
cinq membres par foyer) pour un total d’envi-
ron un million d’Européens.
La plupart de ces habitats sont anciens, à
l’exception de ceux construits récemment
dans le cadre du plan de Constantine en
1958. Ils ont subi, avec le temps, des dégrada-
tions naturelles, d’autres édifices le furent
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dans tous les pays.

