Page 623 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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en bonne main ; je viendrai le prendre
quand j’aurai dépensé
tout ce que j’ai, et qu’il ne me
restera plus autre chose. » À ces
mots, il donna un coup de fouet à son
âne, et je l’eus bientôt
perdu de vue. « Bon, dis-je en moi-
même, il me dit de l’attendre
à la fin de la semaine, et selon son
discours je ne le verrai peut-
être de longtemps. Je vais cependant
faire valoir son argent, ce
sera un revenant-bon pour moi. »
« Je ne me trompai pas dans ma
conjecture : l’année se pas-
sa avant que j’entendisse parler du
jeune homme. Au bout de
l’an il parut aussi richement vêtu que
la dernière fois, mais il me
semblait avoir quelque chose dans
l’esprit. Je le suppliai de me
faire l’honneur d’entrer chez moi. « Je
le veux bien pour cette
fois, me répondit-il, mais à condition
que vous ne ferez pas de
dépense extraordinaire pour moi. - Je
ne ferai que ce qu’il vous
plaira, repris-je ; descendez donc, de
grâce. » Il mit pied à terre
et entra chez moi. Je donnai des ordres
pour le régal que je vou-

