Page 626 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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par son rang. À peine étais-je entré
              dans le monde, que, fré-
              quentant des personnes qui avaient
              voyagé et qui disaient des
              merveilles de l’Égypte et
              particulièrement du grand Caire, je fus
              frappé de leurs discours et eus envie
              d’y faire un voyage ; mais
              mon père vivait encore, et il ne m’en
              aurait pas donné la per-
              mission. Il mourut enfin, et sa mort me
              laissant maître de mes
              actions, je résolus d’aller au Caire.
              J’employai une très-grosse
              somme d’argent en plusieurs sortes
              d’étoffes fines de Bagdad et
              de Moussoul, et me mis en chemin.

              « En arrivant au Caire, j’allai
              descendre au khan qu’on ap-
              pelle le khan de Mesrour ; j’y pris un
              logement avec un magasin,
              dans lequel je fis mettre les ballots
              que j’avais apportés avec moi
              sur des chameaux. Cela fait, j’entrai
              dans ma chambre pour me
              reposer et me remettre de la fatigue du
              chemin, pendant que
              mes gens, à qui j’avais donné de
              l’argent, allèrent acheter des
              vivres et firent la cuisine. Après le
              repas, j’allai voir le château,
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