Page 627 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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quelques mosquées, les places publiques
et d’autres endroits qui
méritaient d’être vus.
« Le lendemain je m’habillai
proprement, et après avoir fait
tirer de quelques-uns de mes ballots de
très-belles et très-riches
étoffes, dans l’intention de les porter
à un bezestan pour voir
ce qu’on en offrirait, j’en chargeai
quelques-uns de mes esclaves
et me rendis au bezestan des
Circassiens. J’y fus bientôt envi-
ronné d’une foule de courtiers et de
crieurs qui avaient été aver-
tis de mon arrivée. Je partageai des
essais d’étoffe entre plu-
sieurs crieurs, qui les allèrent crier
et faire voir dans tout le be-
zestan ; mais nul des marchands n’en
offrit que beaucoup moins
que ce qu’elles me coûtaient d’achat et
de frais de voiture. Cela
me fâcha, et j’en marquais mon
ressentiment aux crieurs : « Si
vous voulez nous en croire, me dirent-
ils, nous vous enseigne-
rons un moyen de ne rien perdre sur vos
étoffes. »
En cet endroit, Scheherazade s’arrêta
parce qu’elle vit para-

