Page 809 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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d’avantage, et se met à courir devant
              eux par la galerie, et de
              chambre en chambre, jusqu’à ce qu’ils
              l’aient attrapée. C’est en-
              core une de ses bizarreries. Quelque
              avantage qu’elle puisse
              prendre, léger et dispos comme vous
              êtes, vous aurez bientôt
              mis la main sur elle. Mettez-vous vite
              en chemise, déshabillez-
              vous sans faire de façons. »

              « Mon bon frère en avait trop fait pour
              reculer. Il se désha-
              billa, et cependant la jeune dame se
              fit ôter sa robe et demeura
              en jupon pour courir plus légèrement.
              Lorsqu’ils furent tous
              deux en état de commencer la course, la
              jeune dame prit un
              avantage d’environ vingt pas, et se mit
              à courir d’une vitesse
              surprenante. Mon frère la suivit de
              toute sa force, non sans exci-
              ter les rires de toutes les esclaves,
              qui frappaient des mains. La
              jeune dame, au lieu de perdre quelque
              chose de l’avantage
              qu’elle avait pris d’abord, en gagnait
              encore sur mon frère : elle
              lui fit faire deux ou trois tours de
              galerie, et puis enfila une lon-
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