Page 807 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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qu’elle s’étonnait qu’un homme qui
était sur le point de possé-
der la plus belle personne de Bagdad,
fît quelque attention à sa
barbe. La vieille ajouta au discours de
l’esclave de nouvelles rai-
sons. Elle menaça mon frère de la
disgrâce de la jeune dame.
Enfin, elle lui dit tant de choses
qu’il se laissa faire tout ce qu’on
voulut.
« Lorsqu’il fut habillé en femme, on le
ramena devant la
jeune dame, qui se prit si fort à rire
en le voyant, qu’elle se ren-
versa sur le sofa où elle était assise.
Les esclaves en firent autant
en frappant des mains, si bien que mon
frère demeura fort em-
barrassé de sa contenance. La jeune
dame se releva, et, sans
cesser de rire, lui dit : « Après la
complaisance que vous avez
eue pour moi, j’aurais tort de ne vous
pas aimer de tout mon
cœur ; mais il faut que vous fassiez
encore une chose pour
l’amour de moi, c’est de danser comme
vous voilà. » Il obéit, et
la jeune dame et ses esclaves dansèrent
avec lui en riant comme

