Page 808 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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des folles. Après qu’elles eurent dansé
              quelque temps, elles se
              jetèrent toutes sur le misérable, et
              lui donnèrent tant de souf-
              flets, tant de coups de poing et de
              coups de pied, qu’il en tomba
              par terre presque hors de lui-même. La
              vieille lui aida à se rele-
              ver, et pour ne pas lui donner le temps
              de se fâcher du mauvais
              traitement qu’on venait de lui faire :
              « Consolez-vous, lui dit-elle
              à l’oreille, vous êtes enfin arrivé au
              bout de vos souffrances, et
              vous allez en recevoir le prix. »

              Le jour, qui paraissait déjà, imposa
              silence en cet endroit à
              la sultane Scheherazade. Elle
              poursuivit ainsi la nuit suivante.

              « La vieille, dit le barbier, continua
              de parler à Bakbarah :
              « Il ne vous reste plus, ajouta-t-elle,
              qu’une seule chose à faire,
              et ce n’est qu’une bagatelle. Vous
              saurez que ma maîtresse a
              coutume, lorsqu’elle a un peu bu comme
              aujourd’hui, de ne se
              pas laisser approcher par ceux qu’elle
              aime qu’ils ne soient nus
              en chemise. Quand ils sont en cet état,
              elle prend un peu
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