Page 780 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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par ses ancêtres, frappé d’étonnement à
              la vue d’une citerne remplie
              d’or, il s’écria : « Que ne puis-je
              vivre assez pour faire un bon emploi
              de ces richesses si longtemps enfouies
              ! - Seigneur, répondit un des
              courtisans, votre aïeul Naser formait
              le vœu contraire. Voyant qu’il
              s’en fallait de deux brasses que cette
              citerne ne fût comble, il souhai-
              tait de vivre assez pour la voir
              entièrement pleine. On rapporte que
              pendant les nuits du mois de ramadan,
              qui est consacré à un jeune
              sévère, il faisait dresser dans les
              rues de Bagdad des tables bien ser-
              vies, auxquelles tous les Musulmans
              pouvaient venir s’asseoir. Le
              trait suivant offre un exemple de
              libéralité portée jusqu’à la profu-
              sion. Mostanser ayant un jour aperçu du
              haut de son palais des har-
              des étendues sur les terrasses d’un
              grand nombre de maisons, en
              demanda le motif, et apprit que les
              vêtements qu’il voyait étaient
              ceux de plusieurs habitants de Bagdad
              qui les avaient lavés et mis
              sécher, afin de solenniser la fête du
              Baïram. « Est-il possible, dit le
              calife, qu’il y ait parmi mes sujets un
              si grand nombre de personnes
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