Page 782 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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le propre jour du Baïram. Je me
              promenais alors sur le bord du
              Tigre ; je vis dix hommes assez
              richement habillés, qui
              s’embarquaient dans un bateau. J’aurais
              connu que c’étaient des
              voleurs pour peu que j’eusse fait
              attention aux gardes qui les
              accompagnaient ; mais je ne regardai
              qu’eux : et prévenu que
              c’étaient des gens qui allaient se
              réjouir et passer la fête en fes-
              tin, j’entrai dans le bateau pêle-mêle
              avec eux sans dire mot,
              dans l’espérance qu’ils voudraient bien
              me souffrir dans leur
              compagnie. Nous descendîmes le Tigre,
              et l’on nous fit aborder
              devant le palais du calife. J’eus le
              temps de rentrer en moi-
              même, et de m’apercevoir que j’avais
              mal jugé d’eux. Au sortir
              du bateau, nous fûmes environnés d’une
              nouvelle troupe de
              gardes du juge de police, qui nous
              lièrent et nous menèrent de-
              vant le calife. Je me laissai lier
              comme les autres sans rien dire :
              que m’eût-il servi de parler et de
              faire quelque résistance ? C’eût
              été le moyen de me faire maltraiter par
              les gardes, qui ne
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