Page 778 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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conduisit jusqu’à la porte, en lui
              témoignant le déplaisir qu’il
              avait de lui avoir donné, quoique
              innocemment, un si grand su-
              jet de mortification.

              « Quand le jeune homme fut parti,
              continua le tailleur, nous
              demeurâmes tous fort étonnés de son
              histoire. Nous jetâmes les
              yeux sur le barbier, et lui dîmes qu’il
              avait tort, si ce que nous
              venions d’entendre était véritable. «
              Messieurs, nous répondit-il
              en levant la tête, qu’il avait toujours
              tenue baissée jusqu’alors ;
              le silence que j’ai gardé pendant que
              ce jeune homme vous a
              entretenu vous doit être un témoignage
              qu’il ne vous a rien
              avancé dont je ne demeure d’accord.
              Mais quoi qu’il vous ait pu
              dire, je soutiens que j’ai dû faire ce
              que j’ai fait. Je vous en rends
              juges vous-mêmes : Ne s’était-il pas
              jeté dans le péril, et sans
              mon secours en serait-il sorti si
              heureusement ? Il est trop heu-
              reux d’en être quitte pour une jambe
              incommodée. Ne me suis-
              je pas exposé à un plus grand danger
              pour le tirer d’une maison
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