Page 777 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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jourd’hui, je ne puis me résoudre à
              demeurer davantage en cette
              ville. Je prétends aller où ma mauvaise
              fortune me voudra

              Le lieu public dans les villes du
              Levant où logent les étran-
              gers.
              conduire. » Effectivement, dès que je
              fus guéri je pris tout
              l’argent dont je crus avoir besoin pour
              voyager, et du reste de
              mon bien, je fis une donation à mes
              parents.

              « Je partis donc de Bagdad, mes
              seigneurs, et je suis venu
              jusqu’ici. J’avais lieu d’espérer que
              je ne rencontrerais point ce
              pernicieux barbier dans un pays si
              éloigné du mien ; et cepen-
              dant je le trouve parmi vous. Ne soyez
              donc pas surpris de
              l’empressement que j’ai à me retirer.
              Vous jugez bien de la peine
              que me doit faire la vue d’un homme qui
              est cause que je suis
              boiteux, et réduit à la triste
              nécessité de vivre éloigné de mes
              parents, de mes amis et de ma patrie. »
              En achevant ces paroles,
              le jeune boiteux se leva et sortit. Le
              maître de la maison le
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