Page 681 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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sence de son épouse. - Voilà qui est
              bien, dit le calife, je suis
              content ; faites emporter vos coffres.
              » Elle les fit enlever aussi-
              tôt et porter dans sa chambre, où je
              commençai à respirer.

              « Dès que les eunuques qui les avaient
              apportés se furent
              retirés, elle ouvrit promptement celui
              où j’étais prisonnier.
              « Sortez, me dit-elle, en me montrant
              la porte d’un escalier qui
              conduisait à une chambre au-dessus ;
              montez et allez
              m’attendre. » Elle n’eut pas fermé la
              porte sur moi, que le calife
              entra et s’assit sur le coffre d’où je
              venais de sortir. Le motif de
              cette visite était un mouvement de
              curiosité qui ne me regardait
              pas. Ce prince voulait lui faire des
              questions sur ce qu’elle avait
              vu ou entendu dans la ville. Ils
              s’entretinrent tous deux assez
              longtemps, après quoi il la quitta
              enfin, et se retira dans son ap-
              partement.

              « Lorsqu’elle se vit libre, elle me
              vint trouver dans la cham-
              bre où j’étais monté, et me fit bien
              des excuses de toutes les
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