Page 684 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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cher. Elle alla s’asseoir sur le trône.
J’oubliais de vous dire que
sa dame favorite l’accompagnait, et
qu’elle demeura debout à sa
droite, pendant que les dames esclaves,
un peu plus éloignées,
étaient en foule des deux côtés du
trône.
« D’abord que la femme du calife fut
assise, les esclaves qui
étaient entrées les premières me firent
signe d’approcher. Je
m’avançai au milieu des deux rangs
qu’elles formaient, et me
prosternai la tête contre le tapis qui
était sous les pieds de la
princesse. Elle m’ordonna de me relever
et me fit l’honneur de
s’informer de mon nom, de ma famille et
de l’état de ma for-
tune, à quoi je satisfis à son gré. Je
m’en aperçus non-seulement
à son air, elle me le fit même
connaître par les choses qu’elle eut
la bonté de me dire : « J’ai bien de la
joie, me dit-elle, que ma
fille (c’est ainsi qu’elle appelait sa
dame favorite), car je la re-
garde comme telle après le soin que
j’ai pris de son éducation,
ait fait un choix dont je suis contente
: je l’approuve, et consens

