Page 680 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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faisait remarquer toutes les beautés de
              chaque étoffe en particu-
              lier : elle voulait mettre sa patience
              à bout, mais elle n’y réussit
              pas. Comme elle n’était pas moins
              intéressée que moi à ne pas
              ouvrir le coffre où j’étais, elle ne
              s’empressait pas de le faire ap-
              porter, et il ne restait plus que
              celui-là à visiter. « Achevons, dit
              le calife, voyons encore ce qu’il y a
              dans ce coffre. » Je ne puis
              dire si j’étais vif ou mort en ce
              moment ; mais je ne croyais pas
              échapper d’un si grand danger. »

              Scheherazade, à ces derniers mots, vit
              paraître le jour. Elle
              interrompit sa narration ; mais elle la
              continua de cette sorte
              sur la fin de la nuit suivante :

              « Lorsque la favorite de Zobéide,
              poursuivit le marchand de
              Bagdad, vit que le calife voulait
              absolument qu’elle ouvrit le cof-
              fre où j’étais : « Pour celui-ci, dit-
              elle, votre majesté me fera, s’il
              lui plaît, la grâce de me dispenser de
              lui faire voir ce qu’il y a
              dedans : il y a des choses que je ne
              lui puis montrer qu’en pré-
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