Page 682 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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alarmes qu’elle m’avait causées : « Ma
              peine, me dit-elle, n’a pas
              été moins grande que la vôtre ; vous
              n’en devez pas douter,
              puisque j’ai souffert pour l’amour de
              vous et pour moi, qui cou-
              rais le même péril. Une autre, à ma
              place, n’aurait peut-être pas
              eu le courage de se tirer si bien d’une
              occasion si délicate. Il ne
              fallait pas moins de hardiesse ni de
              présence d’esprit, ou plutôt
              il fallait avoir tout l’amour que j’ai
              pour vous, pour sortir de cet
              embarras ; mais rassurez-vous, il n’y a
              plus rien à craindre. »
              Après nous être entretenus quelque
              temps avec beaucoup de
              tendresse : « Il est temps, me dit-
              elle, de vous reposer ; cou-
              chez-vous ; je ne manquerai pas de vous
              présenter demain à
              Zobéide, ma maîtresse, à quelque heure
              du jour, et c’est une
              chose facile, car le calife ne la voit
              que la nuit. » Rassuré par ce
              discours, je dormis assez
              tranquillement, ou si mon sommeil fut
              quelquefois interrompu par des
              inquiétudes, ce furent des in-
              quiétudes agréables, causées par
              l’espérance de posséder une
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