Page 683 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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dame qui avait tant d’esprit et de
beauté.
« Le lendemain, la favorite de Zobéide,
avant de me faire
paraître devant sa maîtresse,
m’instruisit de la manière dont je
devais soutenir sa présence, me dit à
peu près les questions que
cette princesse me ferait, et me dicta
les réponses que je devais
faire. Après cela, elle me conduisit
dans une salle où tout était
d’une magnificence, d’une richesse et
d’une propreté surprenan-
tes. Je n’y étais pas entré, que vingt
dames esclaves d’un âge un
peu avancé, toutes vêtues d’habits
riches et uniformes, sortirent
du cabinet de Zobéide, et vinrent se
ranger devant un trône, en
deux files égales, avec une grande
modestie. Elles furent suivies
de vingt autres dames, toutes jeunes,
et habillées de la même
sorte que les premières, avec cette
différence pourtant que leurs
habits avaient quelque chose de plus
galant. Zobéide parut au
milieu de celles-ci avec un air
majestueux, et si chargée de pier-
reries et de toutes sortes de joyaux
qu’à peine pouvait-elle mar-

