Page 677 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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avait écoutée jusque là avec plaisir.

              Quelques moments avant le jour, la
              sultane des Indes
              s’étant réveillée, poursuivit de cette
              manière l’histoire du mar-
              chand de Bagdad : « L’officier des
              eunuques, continua-t-il, fâché
              de ce qu’on avait interrompu son
              sommeil, querella fort la favo-
              rite de ce qu’elle revenait si tard. «
              Vous n’en serez pas quitte à
              si bon marché que vous vous l’imaginez,
              lui dit-il ; pas un de ces
              coffres ne passera que je ne l’aie fait
              ouvrir et que je ne l’aie
              exactement visité. » En même temps, il
              commanda aux eunu-
              ques de les apporter devant lui l’un
              après l’autre, et de les ou-
              vrir. Ils commencèrent par celui où
              j’étais enfermé : ils le pri-
              rent et le portèrent. Alors je fus
              saisi d’une frayeur que je ne
              puis exprimer : je me crus au dernier
              moment de ma vie.

              « La favorite, qui avait la clef,
              protesta qu’elle ne la donne-
              rait pas et ne souffrirait jamais qu’on
              ouvrit ce coffre-là. « Vous
              savez bien, dit-elle, que je ne fais
              rien venir qui ne soit pour le
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