Page 678 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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service de Zobéide, votre maîtresse et
              la mienne. Ce coffre parti-
              culièrement est rempli de marchandises
              précieuses, que des
              marchands nouvellement arrivés m’ont
              confiées. Il y a de plus
              un nombre de bouteilles d’eau de la
              fontaine de Zemzem, en-
              voyées de la Mecque. Si quelqu’une
              venait à se casser, les mar-
              chandises en seraient gâtées et vous en
              répondriez : la femme
              du commandeur des croyants, saurait
              bien se venger de votre
              insolence. Enfin elle parla avec tant
              de fermeté, que l’officier
              n’eut pas la hardiesse de s’opiniâtrer
              à vouloir faire la visite ni
              du coffre où j’étais ni des autres. «
              Passez donc, dit-il en colère,
              marchez ! » On ouvrit l’appartement des
              dames, et l’on y porta
              tous les coffres.

              « À peine y furent-ils que j’entendis
              crier tout à coup :
              « Voilà le calife ! voilà le calife ! »
              Ces paroles augmentèrent ma
              frayeur à un point, que je ne sais
              comment je n’en mourus pas
              sur-le-champ. C’était effectivement le
              calife. « Qu’apportez-vous
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