Page 748 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
P. 748

avez bien de la bonté ! je vais trouver
              ce jeune seigneur et lui
              annoncer qu’il aura le plaisir de vous
              entretenir. - Je ne vois
              pas un temps plus commode à lui faire
              cette grâce, dit-elle, que
              vendredi prochain, pendant que l’on
              fera la prière de midi. Qu’il
              observe quand mon père sera sorti pour
              y aller et qu’il vienne
              aussitôt se présenter devant la maison,
              s’il se porte assez bien
              pour cela. Je le verrai arriver par ma
              fenêtre et je descendrai
              pour lui ouvrir. Nous nous
              entretiendrons durant le temps de la
              prière, et il se retirera avant le
              retour de mon père. »

              « Nous sommes au mardi, continua la
              vieille, vous pouvez
              jusqu’à vendredi reprendre vos forces
              et vous disposer à cette
              entrevue. » À mesure que la bonne dame
              parlait, je sentais di-
              minuer mon mal, ou plutôt je me trouvai
              guéri à la fin de son
              discours. « Prenez, lui dis-je, en lui
              donnant ma bourse qui était
              toute pleine ; c’est à vous seule que
              je dois ma guérison ; je tiens
              cet argent mieux employé que celui que
              j’ai donné aux méde-
   743   744   745   746   747   748   749   750   751   752   753