Page 744 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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ble : « Vous êtes bien hardie de me
faire cette proposition ; je
vous défends de me revoir jamais si
vous voulez me tenir de pa-
reils discours. »
« Que cela ne vous afflige pas,
poursuivit la vieille, je ne suis
pas aisée à rebuter, et, pourvu que la
patience ne vous manque
pas, j’espère que je viendrai à bout de
mon dessein. » Pour abré-
ger ma narration, dit le jeune homme,
je vous dirai que cette
bonne messagère fit encore inutilement
plusieurs tentatives en
ma faveur auprès de la fière ennemie de
mon repos. Le chagrin
que j’en eus irrita mon mal à un point
que les médecins
m’abandonnèrent absolument. J’étais
donc regardé comme un
homme qui n’attendait que la mort,
lorsque la vieille me vint
donner la vie.
« Afin que personne ne l’entendit, elle
me dit à l’oreille :
« Songez au présent que vous avez à me
faire pour la bonne
nouvelle que je vous apporte. » Ces
paroles produisirent un effet

