Page 745 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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merveilleux : je me levai sur mon séant
              et lui répondis avec
              transport : « Le présent ne vous
              manquera pas, qu’avez-vous à
              me dire ? - Mon cher seigneur, reprit-
              elle, vous n’en mourrez
              pas, et j’aurai bientôt le plaisir de
              vous voir en parfaite santé et
              fort content de moi. Hier lundi j’allai
              chez la dame que vous ai-
              mez et je la trouvai en bonne humeur.
              Je pris d’abord un visage
              triste, je poussai de profonds soupirs
              en abondance et laissai
              couler quelques larmes. « Ma bonne
              mère, me dit-elle, qu’avez-
              vous ? Pourquoi paraissez-vous si
              affligée ? - Hélas ! ma chère
              et honorable dame, lui répondis-je, je
              viens de chez le jeune sei-
              gneur de qui je vous parlais l’autre
              jour : c’en est fait, il va per-
              dre la vie pour l’amour de vous ; c’est
              un grand dommage, je
              vous assure, et il y a bien de la
              cruauté de votre part. - Je ne
              sais, répliqua-t-elle, pourquoi vous
              voulez que je sois cause de
              sa mort. Comment puis-je y contribuer ?
              - Comment ? lui re-
              partis-je. Hé ! ne vous disais-je pas
              l’autre jour qu’il était assis
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