Page 750 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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qui me dit après m’avoir salué : «
              Seigneur, il paraît à votre vi-
              sage que vous ne vous portez pas bien.
              » Je lui répondis que je
              sortais d’une maladie. « Je souhaite,
              reprit-il, que Dieu vous
              délivre de toutes sortes de maux et que
              sa grâce vous accompa-
              gne toujours. - J’espère, lui
              répliquai-je, qu’il exaucera ce sou-
              hait, dont je vous suis fort obligé. -
              Puisque vous sortez d’une
              maladie, dit-il, je prie Dieu qu’il
              vous conserve la santé ; dites-
              moi présentement de quoi il s’agit :
              j’ai apporté mes rasoirs et
              mes lancettes, souhaitez-vous que je
              vous rase ou que je vous
              tire du sang ? - Je viens de vous dire,
              repris-je, que je sors de
              maladie, et vous devez bien juger que
              je ne vous ai fait venir que
              pour me raser ; dépêchez-vous et ne
              perdons pas le temps à dis-
              courir, car je suis pressé, et l’on
              m’attend à midi précisément. »

              Scheherazade se tut en achevant ces
              paroles, à cause du jour
              qui paraissait. Le lendemain, elle
              reprit son discours de cette
              sorte :
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