Page 773 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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Scheherazade, en cet endroit, ayant
              aperçu le jour, cessa de
              parler. Schahriar se leva en riant du
              zèle indiscret du barbier, et
              fort curieux de savoir ce qui s’était
              passé dans la maison du cadi,
              et par quel accident le jeune homme
              pouvait être devenu boi-
              teux. La sultane satisfit sa curiosité
              le lendemain, et reprit la
              parole dans ces termes :
              Le tailleur continua de raconter au
              sultan de Casgar
              l’histoire qu’il avait commencée : «
              Sire, dit-il, le jeune boiteux
              poursuivit ainsi : Comme j’avais
              entendu tout ce que le barbier
              avait dit au cadi, je cherchai un
              endroit pour me cacher. Je n’en
              trouvai point d’autre qu’un grand
              coffre vide, où je me jetai, et
              que je fermai sur moi. Le barbier,
              après avoir fureté partout, ne
              manqua pas de venir dans la chambre où
              j’étais. Il s’approcha
              du coffre, l’ouvrit, et dès qu’il m’eut
              aperçu, le prit, le chargea
              sur sa tête et l’emporta. Il descendit
              d’un escalier assez haut
              dans une cour qu’il traversa
              promptement, et enfin il gagna la
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