Page 801 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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de la joie qu’elle avait de sa venue,
et se flatta que bientôt elle
écarterait ses esclaves pour rester
avec lui sans témoins. Elle
jugea bien qu’il avait cette pensée, et
prenant plaisir à
l’entretenir dans une erreur si
agréable, elle lui dit des douceurs,
et lui présenta, de sa propre main, de
tout ce qu’il y avait de
meilleur.
« La collation achevée, on se leva de
table. Dix esclaves pri-
rent des instruments et commencèrent à
jouer et à chanter ;
d’autres se mirent à danser. Mon frère,
pour faire l’agréable,
dansa aussi, et la jeune dame même s’en
mêla. Après qu’on eut
dansé quelque temps, on s’assit pour
prendre haleine. La jeune
dame se fit donner un verre de vin et
regarda mon frère en sou-
Personne qui a perdu une ou plusieurs
dents de devant.
riant, pour lui marquer qu’elle allait
boire à sa santé. Il se leva et
demeura debout pendant qu’elle but.
Lorsqu’elle eut bu, au lieu
de rendre le verre, elle le fit
remplir, et le présenta à mon frère

