Page 799 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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beau jardin. La vieille le fit asseoir
sur un sofa bien garni et lui
dit d’attendre un moment, qu’elle
allait avertir de son arrivée la
jeune dame.
« Mon frère, qui n’était jamais entré
dans un lieu si superbe,
se mit à considérer toutes les beautés
qui s’offraient à sa vue, et
jugeant de sa bonne fortune par la
magnificence qu’il voyait, il
avait de la peine à contenir sa joie.
Il entendit bientôt un grand
bruit qui était causé par une troupe
d’esclaves enjouées qui vin-
rent à lui en faisant des éclats de
rire, et il aperçut au milieu
d’elles une jeune dame d’une beauté
extraordinaire, qui se fai-
sait aisément reconnaître pour leur
maîtresse par les égards
qu’on avait pour elle. Bakbarah, qui
s’était attendu à un entre-
tien particulier avec la dame, fut
extrêmement surpris de la voir
arriver en si bonne compagnie.
Cependant, les esclaves prirent
un air sérieux en s’approchant de lui,
et lorsque la jeune dame
fut près du sofa, mon frère, qui
s’était levé, lui fit une profonde

