Page 796 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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vit qu’il était jour. Le lendemain,
              elle reprit son discours de cette
              sorte :

              « Le meunier obligea mon frère à
              tourner ainsi le moulin
              pendant le reste de la nuit, continua
              le barbier. À la pointe du
              jour, il le laissa sans le détacher et
              se retira à la chambre de sa
              femme. Bacbouc demeura quelque temps en
              cet état ; à la fin, la
              jeune esclave vint, qui le détacha. «
              Ah ! que nous vous avons
              plaint, ma bonne maîtresse et moi,
              s’écria la perfide ; nous
              n’avons aucune part au mauvais tour que
              son mari vous a
              joué. » Le malheureux Bacbouc ne lui
              répondit rien, tant il était
              fatigué et moulu de coups ; mais il
              regagna sa maison en faisant
              une ferme résolution de ne plus songer
              à la meunière.

              « Le récit de cette histoire,
              poursuivit le barbier, fit rire le
              calife : « Allez, me dit-il, retournez
              chez vous ; on va vous don-
              ner quelque chose de ma part pour vous
              consoler d’avoir man-
              qué le régal auquel vous vous
              attendiez. - Commandeur des
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