Page 798 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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rien qui ne soit véritable ; mais
              écoutez ce que j’exige de vous : il
              faut que vous soyez sage, que vous
              parliez peu et que vous ayez
              une complaisance infinie. » Bakbarah
              ayant accepté la condi-
              tion, elle marcha devant et il la
              suivit. Ils arrivèrent à la porte
              d’un grand palais où il y avait
              beaucoup d’officiers et de domes-
              tiques. Quelques-uns voulurent arrêter
              mon frère ; mais la
              vieille ne leur eut pas plus tôt parlé
              qu’ils le laissèrent passer.
              Alors elle se retourna vers mon frère
              et lui dit : « Souvenez-vous
              au moins que la jeune dame chez qui je
              vous amène aime la
              douceur et la retenue ; elle ne veut
              pas qu’on la contredise. Si
              vous la contentez en cela, vous pouvez
              compter que vous ob-
              tiendrez d’elle ce que vous voudrez. »
              Bakbarah la remercia de
              cet avis et promit d’en profiter.

              « Elle le fit entrer dans un bel
              appartement : c’était un
              grand bâtiment carré qui répondait à la
              magnificence du palais ;
              une galerie régnait à l’entour, et l’on
              voyait au milieu un très-
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