Page 797 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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croyants, repris-je, je supplie votre
              majesté de trouver bon que
              je ne reçoive rien qu’après lui avoir
              raconté l’histoire de mes
              autres frères. » Le calife m’ayant
              témoigné par son silence qu’il
              était disposé à m’écouter, je continuai
              en ces termes :

              HISTOIRE DU SECOND FRÈRE DU BARBIER.
              « Mon second frère, qui s’appelait
              Bakbarah le brèche-dent,
              marchant un jour par la ville,
              rencontra une vieille dans une rue
              écartée ; elle l’aborda : « J’ai, lui
              dit-elle, un mot à vous dire ; je
              vous prie de vous arrêter un moment. »
              Il s’arrêta en lui de-
              mandant ce qu’elle lui voulait. « Si
              vous avez le temps de venir
              avec moi, reprit-elle, je vous mènerai
              dans un palais magnifique
              où vous verrez une dame plus belle que
              le jour. Elle vous recevra
              avec beaucoup de plaisir et vous
              présentera la collation avec
              d’excellent vin. Il n’est pas besoin de
              vous en dire davantage. -
              Ce que vous me dites est-il bien vrai ?
              répliqua mon frère. - Je
              ne suis pas une menteuse, repartit la
              vieille ; je ne vous propose
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