Page 802 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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afin qu’il lui fît raison. »

              Scheherazade voulait poursuivre son
              récit ; mais remar-
              quant qu’il était jour, elle cessa de
              parler. La nuit suivante, elle
              reprit la parole et dit au sultan des
              Indes :

              Sire, le barbier continuant l’histoire
              de Bakbarah : « Mon
              frère, dit-il, prit le verre de la main
              de la jeune dame en la lui
              baisant, et but debout en
              reconnaissance de la faveur qu’elle lui
              avait faite ; ensuite, la jeune dame le
              fit asseoir auprès d’elle et
              commença de le caresser ; elle lui
              passa la main derrière la tête
              en lui donnant de temps en temps de
              petits soufflets. Ravi de
              ces faveurs, il s’estimait le plus
              heureux homme du monde ; il
              était tenté de badiner aussi avec cette
              charmante personne,
              mais il n’osait prendre cette liberté
              devant tant d’esclaves qui
              avaient les yeux sur lui et qui ne
              cessaient de rire de ce badi-
              nage. La jeune dame continua de lui
              donner de petits soufflets,
              et, à la fin, lui en appliqua un si
              rudement qu’il en fut scandali-
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