Page 632 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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tient à cet honnête jeune homme que
              vous voyez, et c’est au-
              jourd’hui un jour que je dois lui
              compter de l’argent. - Et d’où
              vient, reprit la dame, fort étonnée,
              que vous en usez de cette
              sorte avec moi ? N’ai-je pas coutume de
              venir à votre boutique ?
              et toutes les fois que j’ai acheté des
              étoffes et que vous avez bien
              voulu que je les aie emportées sans les
              payer sur-le-champ, ai-je
              jamais manqué de vous envoyer de
              l’argent dès le lendemain ? »
              Le marchand en demeura d’accord. « Il
              est vrai, madame, repar-
              tit-il, mais j’ai besoin d’argent
              aujourd’hui. - Eh bien ! voilà
              votre étoffe, dit-elle en la lui jetant
              : que Dieu vous confonde,
              vous et tout ce qu’il y a de marchands
              ! Vous êtes tous faits les
              uns comme les autres ; vous n’avez
              aucun égard pour per-
              sonne. » En achevant ces paroles, elle
              se leva brusquement, et
              sortit fort irritée contre Bedreddin. »

              Là, Scheherazade, voyant que le jour
              paraissait, cessa de
              parler. La nuit suivante elle continua
              de cette manière :
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