Page 672 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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tout à elle et je ne manquerai pas de
reconnaître le bon office
que vous me rendez. »
« Enfin j’achevai de peser les pièces
d’or, et pendant que je
les remettais dans le sac, l’eunuque se
tourna du côté de la dame
et lui dit que j’étais très-content.
C’était le mot dont ils étaient
convenus entre eux. Aussitôt la dame,
qui était assise, se leva, et
partit en me disant qu’elle m’enverrait
l’eunuque, et que je
n’aurais qu’à faire ce qu’il me dirait
de sa part.
« Je portai à chaque marchand l’argent
qui lui était dû, et
j’attendis impatiemment l’eunuque
durant quelques jours. Il
arriva enfin. » Mais, sire, dit
Scheherazade au sultan des Indes,
voilà le jour qui paraît. À ces mots,
elle garda le silence ; le len-
demain elle reprit ainsi la suite de
son discours :
« Je fis bien des amitiés à l’eunuque,
dit le marchand de
Bagdad, et je lui demandai des
nouvelles de la santé de sa maî-

