Page 670 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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dédommagé en cas que je ne la revisse
              plus. « Elle me paie une
              somme assez considérable, disais-je en
              moi-même, mais elle me
              laisse redevable d’une autre qui l’est
              encore davantage. Serait-ce
              une trompeuse, et serait-il possible
              qu’elle m’eût leurré d’abord
              pour me mieux ruiner ? Les marchands ne
              la connaissent pas et
              c’est à moi qu’ils s’adresseront. » Mon
              amour ne fut pas assez
              puissant pour m’empêcher de faire là-
              dessus des réflexions cha-
              grinantes. Mes alarmes augmentèrent
              même de jour en jour
              pendant un mois entier qui s’écoula,
              sans que je reçusse aucune
              nouvelle de la dame. Enfin les
              marchands s’impatientaient, et,
              pour les satisfaire j’étais prêt à
              vendre tout ce que j’avais, lors-
              que je la vis revenir un matin dans le
              même équipage que les
              autres fois.

              « Prenez votre trébuchet, me dit-elle,
              pour peser l’or que je
              vous apporte. » Ces paroles achevèrent
              de dissiper ma frayeur et
              redoublèrent mon amour. Avant que de
              compter les pièces d’or,
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