Page 675 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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qu’on vous vienne chercher. » Je
              consentis à tout ce qu’il vou-
              lut ; j’attendis la fin du jour avec
              impatience, et quand elle fut
              venue, je partis. J’assistai à la
              prière d’une heure et demie, après
              le soleil couché, dans la mosquée, où
              je demeurai le dernier.

              « Je vis bientôt aborder un bateau dont
              tous les rameurs
              étaient eunuques. Ils débarquèrent et
              apportèrent dans la mos-
              quée plusieurs grands coffres, après
              quoi ils se retirèrent. Il n’en
              resta qu’un seul, que je reconnus pour
              celui qui avait toujours
              accompagné la dame, et qui m’avait
              parlé le matin. Je vis entrer
              aussi la dame ; j’allai au-devant
              d’elle, en lui témoignant que
              j’étais prêt à exécuter ses ordres. «
              Nous n’avons pas de temps à
              perdre, me dit-elle. » En disant cela,
              elle ouvrit un des coffres et
              m’ordonna de me mettre dedans. « C’est
              une chose, ajouta-t-
              elle, nécessaire pour votre sûreté et
              pour la mienne. Ne craignez
              rien, et laissez-moi disposer du reste.
              » J’en avais trop fait pour
              reculer, je fis ce qu’elle désirait, et
              aussitôt elle referma le coffre
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