Page 674 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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bonheur est certain. Si vous avez plu à
              la favorite, vous ne plai-
              rez pas moins à la maîtresse, qui ne
              cherche qu’à lui faire plaisir
              et qui ne voudrait pas contraindre son
              inclination. Il ne s’agit
              donc plus que de venir au palais, et
              c’est pour cela que vous me
              voyez ici : c’est à vous de prendre
              votre résolution. - Elle est
              toute prise, repartis-je, et je suis
              prêt à vous suivre partout où
              vous voudrez me conduire. - Voilà qui
              est bien, reprit
              l’eunuque ; mais vous savez que les
              hommes n’entrent pas dans
              les appartements des dames du palais,
              et qu’on ne peut vous y
              introduire qu’en prenant des mesures
              qui demandent un grand
              secret. La favorite en a pris de justes
              : de votre côté, faites tout
              ce qui dépendra de vous ; mais surtout
              soyez discret, car il y va
              de votre vie. »
              « Je l’assurai que je ferais exactement
              tout ce qui me serait
              ordonné. « Il faut donc, me dit-il, que
              ce soir, à l’entrée de la
              nuit, vous vous rendiez à la mosquée
              que Zobéide, épouse du
              calife, a fait bâtir sur le bord du
              Tigre, et que là vous attendiez
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