Page 687 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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ments se firent entendre, on dansa, on
              fit mille jeux, tout le pa-
              lais retentissait de cris de joie. On
              nous introduisit, ma femme
              et moi, dans une grande salle, où l’on
              nous fit asseoir sur deux
              trônes. Les femmes qui la servaient lui
              firent changer plusieurs
              fois d’habits et lui peignirent le
              visage de différentes manières,
              selon la coutume pratiquée au jour des
              noces, et chaque fois
              qu’on lui changeait d’habillement, on
              me la faisait voir.

              « Enfin toutes ces cérémonies finirent,
              et l’on nous condui-
              sit dans la chambre nuptiale. D’abord
              qu’on nous y eut laissés
              seuls, je m’approchai de mon épouse
              pour l’embrasser ; mais au
              lieu de répondre à mes transports, elle
              me repoussa fortement
              et se mit à faire des cris
              épouvantables, qui attirèrent bientôt
              dans la chambre toutes les dames de
              l’appartement, qui voulu-
              rent savoir le sujet de ses cris. Pour
              moi, saisi d’un long éton-
              nement, j’étais demeuré immobile, sans
              avoir eu seulement la
              force de lui en demander la cause. «
              Notre chère sœur, lui di-
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