Page 754 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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garantir de tous les malheurs dont les
astres pourront vous me-
nacer. »
« À ce discours, malgré ma colère, je
ne pus m’empêcher de
rire. « Aurez-vous donc bientôt achevé,
babillard importun ?
m’écriai-je, et voulez-vous commencer à
me raser ? »
En cet endroit Scheherazade cessa de
poursuivre l’histoire
du boiteux de Bagdad, parce qu’elle
aperçut le jour ; mais la nuit
suivante elle en reprit ainsi la suite
:
Le jeune boiteux continuant son
histoire : « Seigneur, me
répliqua le barbier, vous me faites une
injure en m’appelant ba-
billard : tout le monde, au contraire,
me donne l’honorable titre
de silencieux. J’avais six frères que
vous auriez pu avec raison
appeler babillards, et afin que vous
les connaissiez, l’aîné se
nommait Bacbouc, le second Bakbarah, le
troisième Bakbac, le
quatrième Alcouz, le cinquième
Alnaschar, et le sixième Scha-

