Page 756 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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dans une admiration continuelle ; je
l’enlevais, et quand j’avais
achevé : « Ah ! s’écriait-il, vous êtes
une source inépuisable de
sciences ! personne n’approche de la
profondeur de votre savoir.
- Mon cher seigneur, lui répondais-je,
vous me faites plus
d’honneur que je ne mérite. Si je dis
quelque chose de beau, j’en
suis redevable à l’audience favorable
que vous avez la bonté de
me donner : ce sont vos libéralités qui
m’inspirent toutes ces
pensées sublimes qui ont le bonheur de
vous plaire. Un jour
qu’il était charmé d’un discours
admirable que je venais de lui
faire :
« Qu’on lui donne, dit-il, cent pièces
d’or, et qu’on le revê-
tisse d’une de mes plus riches robes. »
Je reçus ce présent sur-
le-champ ; aussitôt je tirai son
horoscope, et je le trouvai le plus
heureux du monde. Je poussai même
encore plus loin la recon-
naissance, car je lui tirai du sang
avec les ventouses. »
« Il n’en demeura pas là : il enfila un
autre discours qui dura

