Page 760 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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est cette affaire qui vous presse si
              fort, je vous en dirais mon
              sentiment : vous avez du temps de
              reste, puisque l’on ne vous
              attend qu’à midi et qu’il ne sera midi
              que dans trois heures. -
              Je ne m’arrête point à cela, lui dis-je
              ; les gens d’honneur et de
              parole préviennent le temps qu’on leur
              a donné. Mais je ne
              m’aperçois pas qu’en m’amusant à
              raisonner avec vous je tombe
              dans les défauts des barbiers
              babillards ; achevez vite de me ra-
              ser. »

              « Plus je témoignais d’empressement, et
              moins il en avait à
              m’obéir. Il quitta son rasoir pour
              prendre son astrolabe, puis,
              laissant son astrolabe, il reprit son
              rasoir. ».

              Scheherazade voyant paraître le jour,
              garda le silence. La
              nuit suivante, elle poursuivit ainsi
              l’histoire commencée :

              « Le barbier, continua le jeune
              boiteux, quitta encore son
              rasoir, prit une seconde fois son
              astrolabe, et me laissa à demi
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