Page 637 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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« Alors, profitant de l’occasion que
              j’avais de l’entretenir, je
              lui parlai de l’amour que je sentais
              pour elle ; mais elle se leva et
              me quitta brusquement, comme si elle
              eût été fort offensée de la
              déclaration que je venais de lui faire.
              Je la suivis des yeux tant
              que je la pus voir, et dès que je ne la
              vis plus, je pris congé du
              marchand et sortis du bezestan sans
              savoir où j’allais. Je rêvais
              à cette aventure lorsque je sentis
              qu’on me tirait par derrière. Je
              me tournai aussitôt pour voir ce que ce
              pouvait être, et je recon-
              nus avec plaisir l’esclave de la dame
              dont j’avais l’esprit occupé.
              « Ma maîtresse, me dit-elle, qui est
              cette jeune personne à qui
              vous venez de parler dans la boutique
              d’un marchand, voudrait
              bien vous dire un mot ; prenez, s’il
              vous plaît, la peine de me
              suivre. » Je la suivis et trouvai en
              effet sa maîtresse qui
              m’attendait dans la boutique d’un
              changeur où elle était assise.

              « Elle me fit asseoir auprès d’elle, et
              prenant la parole :
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