Page 649 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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votre majesté veut bien encore me
laisser vivre jusqu’à demain,
elle entendra la suite de cette
histoire. Schahriar, qui n’avait pas
un autre dessein, se leva sans lui
répondre, et alla remplir ses
devoirs.
Sur la fin de la nuit suivante, la
sultane adressa ainsi la pa-
role à Schahriar : Sire, le jeune homme
de Bagdad poursuivant
son histoire : « Lorsque le lieutenant
de police, dit-il, eut la
bourse entre les mains, il demanda au
cavalier si elle était à lui
et combien il y avait mis d’argent. Le
cavalier la reconnut pour
celle qui lui avait été prise, et
assura qu’il y avait dedans vingt
sequins. Le juge l’ouvrit, et après y
avoir effectivement trouvé
vingt sequins, il la lui rendit.
Aussitôt il me fit venir devant lui.
« Jeune homme, me dit-il, avouez-moi la
vérité. Est-ce vous qui
avez pris la bourse de ce cavalier ?
N’attendez pas que j’emploie
les tourments pour vous le faire
confesser. » Alors, baissant les
yeux, je dis en moi-même : « Si je nie
le fait, la bourse dont on

