Page 645 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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me fit un régal aussi magnifique que le
premier.
« En la quittant le lendemain, je lui
laissai encore une
bourse de cinquante pièces d’or, et je
revins au khan de Me-
srour… » À ces mots, Scheherazade ayant
aperçu le jour en aver-
tit le sultan des Indes qui se leva
sans lui rien dire. Sur la fin de
la nuit suivante, elle reprit ainsi la
suite de l’histoire commen-
cée :
Le marchand chrétien parlant toujours
au sultan de Casgar :
« Le jeune homme de Bagdad, dit-il,
poursuivit son histoire
dans ces termes : « Je continuai de
voir la dame tous les jours et
de lui laisser chaque jour une bourse
de cinquante pièces d’or,
et cela dura jusqu’à ce que les
marchands à qui j’avais donné
mes marchandises à vendre, et que je
voyais régulièrement deux
fois la semaine, ne me durent plus rien
: enfin je me trouvai
sans argent et sans espérance d’en
avoir.

