Page 646 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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« Dans cet état affreux, et prêt à
              m’abandonner à mon dé-
              sespoir, je sortis du khan sans savoir
              ce que je faisais, et m’en
              allai du côté du château où il y avait
              un grand nombre de peuple
              assemblé pour voir un spectacle que
              donnait le sultan d’Égypte.
              Lorsque je fus arrivé dans le lieu où
              était tout ce monde, je me
              mêlai parmi la foule et me trouvai par
              hasard près d’un cavalier
              bien monté et fort proprement habillé,
              qui avait à l’arçon de sa
              selle un sac à demi ouvert d’où sortait
              un cordon de soie verte.
              En mettant la main sur le sac, je
              jugeai que le cordon devait être
              celui d’une bourse qui était dedans.
              Pendant que je faisais ce
              jugement, il passa de l’autre côté du
              cavalier un porteur chargé
              de bois, et il passa si près que le
              cavalier fut obligé de se tourner
              vers lui pour empêcher que le bois ne
              le touchât et ne déchirât
              son habit. En ce moment le démon me
              tenta : je pris le cordon
              d’une main, et m’aidant de l’autre à
              élargir le sac, je tirai la
              bourse sans que personne s’en aperçut.
              Elle était pesante, et je
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