Page 644 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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chevet du lit la bourse et les
              cinquante pièces d’or que j’avais
              apportées, je dis adieu à la dame, qui
              me demanda quand je la
              reverrais : « Madame, lui répondis-je,
              je vous promets de reve-
              nir ce soir. » Elle parut ravie de ma
              réponse, me conduisit jus-
              qu’à la porte, et, en nous séparant,
              elle me conjura de tenir ma
              promesse.

              « Le même homme qui m’avait amené
              m’attendait avec son
              âne. Je montai dessus et revins au khan
              de Mesrour. En ren-
              voyant l’homme, je lui dis que je ne le
              payais pas afin qu’il me
              vînt reprendre l’après-dînée à l’heure
              que je lui marquai.

              « D’abord que je fus de retour dans mon
              logement, mon
              premier soin fut de faire acheter un
              bon agneau et plusieurs sor-
              tes de gâteaux que j’envoyai à la dame
              par un porteur. Je
              m’occupai ensuite d’affaires sérieuses
              jusqu’à ce que le maître
              de l’âne fût arrivé. Alors je partis
              avec lui et me rendis chez la
              dame qui me reçut avec autant de joie
              que le jour précédent, et
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