Page 648 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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voriser mon évasion, par malheur pour
              moi, le lieutenant de
              police suivi de ses gens passa par là ;
              voyant tant de monde as-
              semblé autour du cavalier et de moi, il
              s’approcha et demanda
              ce qui était arrivé. Il n’y eut
              personne qui n’accusât le cavalier
              de m’avoir maltraité injustement, sous
              prétexte de l’avoir volé.

              « Le lieutenant de police ne s’arrêta
              pas à tout ce qu’on lui
              disait. Il demanda au cavalier s’il ne
              soupçonnait pas quelque
              autre que moi de l’avoir volé. Le
              cavalier répondit que non, et
              lui dit les raisons qu’il avait de
              croire qu’il ne se trompait pas
              dans ses soupçons. Le lieutenant de
              police, après l’avoir écouté,
              ordonna à ses gens de m’arrêter et de
              me fouiller, ce qu’ils se
              mirent en devoir d’exécuter aussitôt ;
              et l’un d’entre eux m’ayant
              ôté la bourse, la montra publiquement.
              Je ne pus soutenir cette
              honte, j’en tombai évanoui. Le
              lieutenant de police se fit appor-
              ter la bourse. »

              Mais sire, voilà le jour, dit
              Scheherazade en se reprenant ; si
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