Page 657 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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Le jeune homme de Bagdad, acheva de
              raconter son histoire
              de cette sorte au marchand chrétien : «
              Ce que vous venez
              d’entendre, poursuivit-il, doit
              m’excuser auprès de vous d’avoir
              mangé de la main gauche. Je vous suis
              fort obligé de la peine
              que vous vous êtes donnée pour moi. Je
              ne puis assez reconnaî-
              tre votre fidélité, et, comme j’ai,
              Dieu merci, assez de biens,
              quoique j’en aie dépensé beaucoup, je
              vous prie de vouloir ac-
              cepter le présent que je vous fais de
              la somme que vous me de-
              vez. Outre cela, j’ai une proposition à
              vous faire : Ne pouvant
              plus demeurer davantage au Caire, après
              l’affaire que je viens de
              vous conter, je suis résolu d’en partir
              pour n’y revenir jamais. Si
              vous voulez me tenir compagnie, nous
              négocierons ensemble et
              nous partagerons également le gain que
              nous ferons. »

              « Quand le jeune homme de Bagdad eut
              achevé son histoire,
              dit le marchand chrétien, je le
              remerciai le mieux qu’il me fut
              possible du présent qu’il me faisait ;
              et quant à sa proposition de
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