Page 661 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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repartit le convive, qui était un
              marchand de Bagdad, ne croyez
              pas que j’en use ainsi par une fausse
              délicatesse ; je veux bien
              vous obéir si vous le voulez absolument
              ; mais ce sera à condi-
              tion qu’après en avoir mangé je me
              laverai, s’il vous plaît, les
              mains quarante fois avec de l’alcali,
              quarante autres fois avec de
              la cendre de la même plante et autant
              de fois avec du savon :
              vous ne trouverez pas mauvais que j’en
              use ainsi, pour ne pas
              contrevenir au serment que j’ai fait de
              ne manger jamais ragoût
              à l’ail qu’à cette condition. »

              En achevant ces paroles, Scheherazade,
              voyant paraître le
              jour, se tut, et Schahriar se leva fort
              curieux de savoir pourquoi
              ce marchand avait juré de se laver six-
              vingts fois après avoir
              mangé d’un ragoût à l’ail. La sultane
              contenta sa curiosité de
              cette sorte sur la fin de la nuit
              suivante :

              Le pourvoyeur, parlant au sultan de
              Casgar : « Le maître du
              logis, poursuivit-il, ne voulant pas
              dispenser le marchand de
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