Page 658 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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voyager avec lui, je lui dis que je
l’acceptais très-volontiers, en
l’assurant que ses intérêts me seraient
toujours aussi chers que
les miens.
« Nous prîmes jour pour notre départ,
et lorsqu’il fut arrivé
nous nous mîmes en chemin. Nous avons
passé par la Syrie et
par la Mésopotamie, traversé toute la
Perse, où, après nous être
arrêtés dans plusieurs villes, sommes
enfin venus, sire, jusqu’à
votre capitale. Au bout de quelque
temps le jeune homme
m’ayant témoigné qu’il avait dessein de
repasser dans la Perse
et de s’y établir, nous fîmes nos
comptes et nous nous séparâ-
mes très-satisfaits l’un de l’autre. Il
partit, et moi, sire, je suis
resté dans cette ville, où j’ai
l’honneur d’être au service de votre
majesté. Voilà l’histoire que j’avais à
vous raconter. Ne la trou-
vez-vous pas plus surprenante que celle
du bossu ? »
Le sultan de Casgar se mit en colère
contre le marchand
chrétien, « Tu es bien hardi, lui dit-
il, d’oser me faire le récit

